samedi 11 juillet 2009

Génocide culturel

Le festival africain en Algérie pour la seconde fois, sous la bénédiction de sa majesté le roi Bouteflika. La première fois c’était à l’époque de la république soviétique algérienne, appelée aujourd’hui république algérienne trop algérienne, EX république orientale algérienne.
Ecouter cette femme dire avec autant d’énergie et enthousiasme que chaque algérien à droit au bonheur, à fait exploser mes oreilles. Et ce n’est pas n’importe quelle femme ! Une femme ministre du génocide culturel algérien comme l’appelait Tahar DJAOUT. Une femme belle certes, mais aussi, unique dans son genre, du moins dans le territoire algérien. La seule femme ministre qu’on a ! on doit d’abord être fière, avant d’être heureux. Elle est exceptionnelle, elle ne se laisse pas se fermenter dans une djellaba comme toutes les autres bonnes femmes de ce pays ou presque .Non, elle n’est pas comme ma mère, elle n’est pas comme la votre. Ce n’est pas pour dire qu’elle est vieille que je la compare à ma mère, c’est juste parce que je suis trop jeune comme les 70% d’algériens d’ailleurs. Oui on est très jeune et on est gouverné par des vieillards, des mourants, de la bouffe pour vermine. Bref on l’entendant parler de bonheur, je me demandais ce que c’était ! On n’entend pas dire à la Dame que tout algérien à droit au travail s’il y’en a, à un bon salaire même s’il n y ‘en a pas de travail… (Apres tout c’est pour ça les gouvernements, c’est pour me donner à manger lorsque j’ai faim, sinon a quoi cela sert ? un gouvernement !) Non un bon salaire c’est un bon salaire, c’est claire, on risque d’envahir les rues pour le demander. Mais le bonheur on ne sait pas ce que c’est, aucun risque de rassemblement pour l’exiger. Il faut attendre que notre gouvernement appelle à une manifestation pour le faire. Il faut attendre que BOUTEFLIKA dise : Faites la grève pour que je démissionne, et puis quoi ? Pas pour le remplacer mais pour l’abolition totale de l’état. Ce serait un spectacle hallucinant si on entend à notre président dire : « VIVE L’ANARCHIE» Il pourrait mourir pour quelque chose au lieu de crever pour rien, il peut réussir tout, il peut mourir en écoutant des louanges, sinon il sera maudit.

vendredi 5 juin 2009

Drôle de situation

Où sont passés les trentaines de millions d’algériens ? Ils n’ont certainement pas tous embarqué dans des barques pour se chercher un avenir dans d’autres pays ! Ils n’ont certainement pas quitté tous ce pays qui semble sans avenir, sans destin. Pourtant on y voit des fleurs de toutes les couleurs au printemps, l’été est tellement chaud comme il se doit, il y’a des plages, des rivières, des montagnes, et même un disert pour ceux qui ne supportent pas l’hiver du nord. Il y a du gaz, du pétrole, des terres fertiles, des paysages agréables à regarder….
On fuit son propre pays comme des rats. Pourquoi ? Parce qu’il n y a plus d’avenir ! Il ne y’en a jamais eux d’avenir nul part ailleurs, c’est à nous de le créer cet avenir. Mais peut-être c’est plus facile de fuir comme un lâche, que de se révolté contre une poigné de gènes de merde, se révolté pour que cela change, pour que ce pays soit celui d’un peuple. Et pour ceux qui sont déjà casés, il ne s’agit pas de y’ aller chaque matin faire son travail ennuyeux pour toucher sa paye, et surtout pas de répéter du matin au soir cette formule débile « Je ne peux pas jouer avec le pain de mes enfants » Non, bien évidement, Tu auras toujours du pain en cherchant que du pain, mais c’est tes enfants que tu joue, un jour tu comprendras que tu aurais du laisser tes mômes crever de faim, pour leur éviter de crever de désespoir.
Ce n’est pas d’une crise économique ou financière que souffre ce pays, pas du chaumage, non plus des salaires réduits, mais tout simplement d’un manque d’intellectuelles, c’est d’une crise intellectuelle qu’on souffre. Il ne y’en a plus d’artiste, plus de poètes, plus d’écrivains. Vous me diriez certainement « Mais non, vous exagérez ; Il y’en a quand même suffisamment pour tenir encore un bout de temps » Pour cela je préfère me taire. J’allais écrire quelque chose à propos des députés, mais j’avais des nausées, alors je vomissais mon déjeuner, et au milieu de mon vomi il m’a semblé voir une phrase, quelques mots qui se débâtaient pour en sortir, c’était : « J’ai honte d’être de la même espèce qu’un député ».
Les hommes n’ont pas besoin qu’on les traine, qu’on leur donne des ordres, qu’on leur suce le peu de sang qu’il leur reste dans les veines, c’est les choses qui sont faites pour qu’on les pousse, qu’on les traine et qu’on les change, les hommes ont seulement besoin de changer ces choses inertes, les manipuler, les transformer pour se créer un destin, un lendemain, un avenir.

Le pays des fossoyeurs

A quoi bon une liberté d’expression pour des hommes qui n’ont rien à dire ? Lorsqu’on a quelque chose à dire, on le dit un point c’est tout. Pas la peine d’attendre une autorisation présidentielle pour le faire. Mais puisqu’on n’a pas grand-chose à raconter, on passe son temps à faire des discours sur cette foutu liberté d’expression sous prétexte qu’on ne nous laisse pas s’exprimer, qu’on nous empêche de vomir nos phrases vides.
Un journaliste ce n’est pas celui qui dit les choses lorsque n’importe quel trou de cul peut le faire ; Mais celui qui cherche les problèmes la où il n y’en a pas(En fait les problèmes, les maux, il y’en a toujours, il suffit juste de les chercher, de les trouver). Mais on se contente de toucher sa paye, d’envoyer ses enfants à l’école, essayer de sauver sa peau, faire le minimum pour avoir le maximum. Le journalisme est devenu un métier comme un autre.
Ce n’est pas d’un nouveau président, ni d’un nouveau gouvernement, ni d’une idéologie quelconque que ce pays a besoin, pas d’un stupide défilement devant les urnes pour élire un petit con avec une cervelle tellement étroite que même un pigeant risque de s’étouffer avec. mais plutôt d’un peuple, oui un peuple ; Des petits enfants pour remplir l’espace acoustique de ce pays d’éclats de rire, des jeunes gens avec une bonne volonté, même parfois avec des conneries, et des vieux plein de bon sens et surtout de bonne humeur.
Le slogan de tout un chacun, de tous ces candidats à la présidence est : « On a besoin d’une évolution, et non pas d’une révolution » Oui une évolution ! Courir derrière les traces de l’occident, devenir des saletés de capitalistes algériens, des singes de Darwin, remplir les usines, gagner de l’argent et toujours espérer en gagner plus, devenir des outils…. Des fonctionnaires, des médecins, des ouvriers….. Et oublier d’être avant tout des citoyens, des êtres humains.
Une Algérie vidée de sa substance humaine et intellectuelle, en attente qu’un vieux porc fasse un drôle de rêve et devenir chef du troupeau, une culture qui dépendra d’un ministre de la culture, un avenir qui dépendra de l’espérance de vie d’un président ; Et un jour lorsqu’on se rendra compte qu’on ne sait plus qui est le porc et qui est l’homme, on organisera une autre élection, qui sait qui est ce qu’on va élire ? Un chien, un coq, un mouton !.... Quelle importance ! On n’a pas besoin de porc, on n’a pas besoin de mouton, on a besoin d’un peuple bordel de merde.
Si on critique son président, un ministre, ou tout un gouvernement, on nous traite d’anarchistes, mais aussi on dit de nous qu’on n’est pas des patriotes, juste parce qu’on haie son président, mais la vérité est autre ; On ne haie jamais autant qu’on méprise.

La regrettée épouse d’un chef

Pour quoi les révolutions aboutissent toujours à des dictatures ? C’est très simple. Si on demande à quelqu’un de se révolter, il répond : qu’est ce que je suis censé faire ? On attend que quelqu’un d’autre vienne avec un projet, il donne les ordres pour que l’objectif soit atteint, on obéit aux ordres, et on prétend qu’on fait la révolution, or qu’il n y a que lui qui fait le semblant de révolution, nous autres on n’est rien d’autre que de la chaleur humaine qui nourrit le communisme du chef. En fait, on ne fait rien, sauf qu’on fait de lui le leader, et le jour où la révolution devient veuve comme la majorité des femmes du pays en question, le leader se cache derrière la justice, sinon se crée une nouvelle justice, la révolution est morte la justice vient de naitre. Il écrit lui même les lois, il donne des ordres comme toujours, il condamne, il exécute…. Tout le bazar quoi ! Dans l’absolu ce n’est pas du tout de sa faute, il avait l’habitude de donner les ordres alors il les donne encore aujourd’hui. Puisqu’il y a des gens qui obéissent aux ordres, alors il faut bien que quelqu’un les donne. Bien sûr il est conscient du risque d’une nouvelle rébellion contre lui, un nouveau révolutionnaire avec une petite idée de fourmi derrière la tête, alors il s’arrange pour instruire le peuple de façon à ce que les foules s’arrêtent au premier feu rouge en cas de manifestation.
La révolution n’est pas une finalité, mais l’étincelle qui doit déclencher la chaine infinie de révolutions, une derrière l’autre, jusqu’à la fin des temps. Pas la peine d’attendre un chef, un petit connard qui viendra s’abriter derrière des concepts, genre : Je suis organisateur, porte parole, on n’est quand même pas des vandales, il faut bien que quelqu’un s’occupe de la foule, on ne peut pas parler tous au même temps……. Ce genre de conneries. Pour quoi on ne doit pas parler tous ? D’ailleurs dans ce cas, on se parle entre copains, à quoi bon un chef ? On se sent bien en étant des vandales ! Beaucoup mieux que si on était civilisés.
On a appelé le peuple pour voter le peace and love de Bouteflika, mais personne ne l’a appelé lorsqu’il s’agissait de la présidence éternelle, bien sûr on avait ces faces de rats de députés qui nous représentaient, en vérité ce n’est pas les députés mais les leaders des partis politiques, ils ont décidé à nos places, il faut faire remarquer que tous ces partis sont l’héritages de leurs mamans et non pas les nôtres, bref , Bouteflika nous a appelé pour le peace and love pour justifier le crime commis contre le peuple devant les organisations humanitaires, ces organisations aurait pu faire quelque chose contre un homme, mais elles ne pouvaient rien contre tout un peuple. Je dois avouer que ce Bouteflika est un petit génie, il était à deux doigts du Nobel de paix, deux doigts et quelques années, et les années il ne lui reste pas beaucoup. C’était un aperçu sur un pays sans peuple, un chef sans troupeau, un petit univers où le mot révolution n’avait aucun sens. Il faut se dépêcher de vivre, ou se dépêcher de mourir, parce qu’attendre ne convient à personne…

La prostitution légale !

Prostitution ! C’est ce genre de vocabulaire qu’on évite d’utiliser dans la presse, un genre de mot qui risque de blesser l’orgueil d’un peuple, d’heurter la sensibilité de ces gens trop sensibles. Non, un peuple qui a assisté à des massacres pendant des années ne risque pas grand-chose. On ne peut pas blesser l’orgueil d’un peuple sans orgueil, un peuple qui a vu des rivières de sang aboutir à un peace and love, des colombes ! Je ne comprends pas d’où on les sort ces pigeant blanc ! On n’en a pas dans le pays ! Si je vois un, je cherche Bouteflika, il doit certainement être proche. Un peu comme dans des films, des colombes et des chars, cela améliore considérablement le contraste. Il faut bien faire son image, pour vendre son œuvre ; N’est ce pas de la prostitution ?
C’est un concept absurde comme toute autre chose dans ce monde. La prostitution n’a jamais était légale, surtout pas dans ce pays, partagé par des musulmans et des musulmans trop musulmans. Les uns qui cherchent à éviter l’enfer et les autres qui souhaitent envahir le paradis. Seulement en regardant de plus prés on peut constater que tout cela n’est que des projets pour l’au-delà ! Alors, qu’est ce qui a des projets pour cette vie ? Il est claire que ce ne sont pas les candidats pour le 09 avril, et encore moins ces autres qui appellent au boycotte, on doit appeler cela « résistance passive » sinon prostitution politique.
Le journal c’est un ensemble de pages, mais il y’en a plus de pages publicitaires que celles d’informations, cela doit s’appeler l’industrie de la presse, sinon la prostitution du journalisme. Dans les maisons de disque il y’en a bien sûr des disques, mais seulement des disques, aucune information dedans, pas de poème, pas de mélodie, pas d’arrangement, rien. Et c’est la prostitution de l’art.